World Congress for Middle Eastern Studies

Barcelona, July 19th - 24th 2010

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REHABILITATION ET REVITALISATION DES CENTRES HISTORIQUES MEDITERRANEENS - 3/7: Connaissance urbanistico-architectural (070) - NOT_DEFINED activity_field_Panel
 

· NOT_DEFINED date: TUE 20, 9.00-11.00 am

· NOT_DEFINED institution: Association RehabiMed (Spain)

· NOT_DEFINED organizer: Xavier Casanovas

· NOT_DEFINED sponsor: Association RehabiMed (Spain)

· NOT_DEFINED language: Français

· NOT_DEFINED description: RehabiMed organise un espace pour l’échange d’expériences sur l’intervention dans les centres historiques pour débattre entre experts de la situation et des solutions de réhabilitation intégrée et pour la réflexion des élus qui veulent impulser un processus de récupération des centres historiques.
Malgré sa grande valeur culturelle et identitaire, le patrimoine méditerranéen n’est pas le plus souvent reconnu par les autorités politiques et la population, alors qu’il peut représenter un grand potentiel en termes de développement économique et social. Nous avons pu constater l’état d’abandon dans lequel il se trouve, et le risque d’une perte irrémédiable d’une partie du patrimoine culturel du bassin si rien n’est fait pour le préserver. Heureusement, il existe dorénavant au niveau international de nombreux experts et des élus sensibilisés à cette problématique qui travaillent actuellement à la valorisation et la préservation de l’architecture traditionnelle dans une vision globale du développement local. Ce panel a pour objet de capitaliser la connaissance en matière de réhabilitation intégrée et de revitalisation des centres historiques méditerranéens par l’échange d’expériences entre les experts et les élus.
Pour impulser la réhabilitation intégrée et l’échange d’expériences menées dans les centres historiques, RehabiMed propose d’aborder dans ce panel la réflexion sur la connaissance urbaine et architecturale du contexte dans lequel intervient la réhabilitation.

Chair: Métair Kouider (Association Bel Horizon, Oran, Algérie)

Paper presenter: Métair Kouider (Association Bel Horizon, Oran, Algérie), “La rénovation urbaine dans la vieille cité oranaise”
Intervenir sur le patrimoine autant que concept propre à l’architecture, implique l’intervention sur le nombre de vestiges édifiés durant les siècles précédents, monuments ou monuments historiques, mais au début du XX siècle, Gustavo Giovannoni explore une nouvelle dimension de ce patrimoine, qu’ est la «Ville historique» en réclamant que «une ville historique constitue en elle-même un monument» (1), mais cette même ville reste un organisme vivant en mutation continue, refusant de se figer au temps pour devenir un musée à ciel ouvert.
Cette dynamique est crée par les différentes démolitions ou effondrements permettant la reconstruction des assiettes libérées, action connu dans le jargon architectural sous le nom de «La rénovation urbaine». Cette action de renouveler le tissu est observée par certains spécialistes comme étant une opération qui permet de prolonger la notion de patrimoine en amont et en aval.
Cette notion nous permet d’explorer autant qu’architectes la relation entre «patrimoine architectural existant» et «conception contemporaine dans un site historique», en essayant d’étudier le processus de réflexion qui mène de d’un à l’autre, selon une démarche scientifique.
Nous nous proposons d’étudier cette question dans le cadre d’une problématique de la rénovation et de la réhabilitation du quartier historique de la ville d’Oran, une opération aussi problématique que complexe, car le lieu a été longtemps «oublié» et n’a bénéficié d’aucune sérieuse depuis plus de 50 ans.

Paper presenter: Nabila Cherif Seffadj (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture d’Alger, Algérie), “Vers une reconnaissance et une prise en charge du patrimoine architectural du XIXe siècle d’Alger centre”
Cette présente communication se propose de dresser un tableau général mais non exhaustif sur le patrimoine architectural du XIXe siècle à Alger à travers des données recueillies dans les travaux de recherches qui lui ont été consacré et à travers des enquêtes préliminaires menées sur le terrain notamment sur des opérations de réhabilitation en cours menées sur quelques immeubles du front de mer, ex boulevard de l’Impératrice qui forment la façade urbaine emblématique de la ville d’Alger. Ces immeubles construits entre 1845 et 1865 dans le cadre du plan général de voierie et d’alignements dessiné par l’architecte Guiauchain représentent les premières expériences de l’architecture européenne à Alger qui prennent place sur les substrats de la ville ottomane.
Plusieurs aspects sur ce patrimoine seront abordés dans cette communication: ses aires d’implantation topographiques les plus connues, ses bâtiments emblématiques, ses méthodes de construction spécifiques, son état de conservation ainsi que les problèmes spécifiques posées par sa réhabilitation.

Paper presenter: Leila Sahraoui-Zerarka (Université de Blida, Algérie), “Les potentialités patrimoniales de l’habitat individuel dans les lotissements coloniaux : Cas de la ville de Blida”
Dans le cadre de la thématique de ce congrès, cette communication présente une approche à la valorisation de cet héritage architectural et urbain à travers sa connaissance puis sa reconnaissance dans une perspective de préservation, qui pourrait être élargie à l’élaboration d’une alternative d’aménagement et de réhabilitation.
Cette présentation fait partie d’un travail de recherche universitaire qui s’est intéressé à l’habitat individuel sous une de ses formes de groupement: le lotissement. Basée sur les archives nationales et communales et l’observation in situ, cette étude vise l’inventaire typologique des lotissements coloniaux, avec l’objectif de mettre en exergue les qualités architecturales de l’habitat individuel et ses potentialités patrimoniales, et développe les conditions contextuelles de leur production ainsi que les démarches conceptuelles ou modèles qui ont présidé à leur création.
Réhabiliter les lotissements coloniaux de la ville revient à réhabiliter un savoir et un savoir faire en matière de procédure, de réglementation, d’instruments opératoires et de conception qu’il s’agit d’explorer en profondeur dans une perspective d’élaboration de plans et d’esquisses théoriques d’aménagement qui serviront de guide pour les élus et les aménageurs quand il s’agira de concevoir de nouveaux ensembles urbains.

Paper presenter: Nesma Brahimi Bensalem(Laboratoire SEDET – CNRS, France), «Dynamique socio-spatial des Ksour du Sud Ouest Algérien”
Si aujourd’hui le Sahara est pour la plus grande superficie, une région hostile et inhabitée il n’en fut pas de même par le passé. Il était un territoire organisé et peuplé, le pivot d’échanges commerciaux intenses qu’entretenaient les villes de l’Afrique Subsaharienne et celles de la Méditerranée.
Les «Ksour», villes traditionnelles fortifiées, démontrent le génie architectural et urbanistique des populations qui ont sut apporter une réponse directe aux conditions climatiques, aux aspects défensifs et a leur structure sociale. Aujourd’hui ce patrimoine est menacé.
Un effort d'investissement important a été déployé et plusieurs projets ont été lancés avec le système des Nations Unies.; «Les routes des Ksour» et «Daïra de Charwine». Toute fois, Malgré ces actions, les ksour sont toujours inoccupés et abandonnés par leur population.
C’est dans ce cadre général portant sur la perception de l’espace par l’homme et les rapports avec sa société et modes de vie que s’inscrit notre recherche. Il a été important de comprendre, d’analyser et d’évaluer les perceptions et les rapports qu’entretiennent les populations avec leur espace et leur habitat
Nous nous interrogeons sur les obstacles psychosociologiques qui constituent un frein pour une meilleure intégration et une meilleure réappropriation des Ksour ainsi que sur les conditions qui permettraient une revitalisation durable de ces espaces fragiles.
Dans l’approche d’une société notre démarche vise à accorder la priorité aux perceptions psychosociologiques que porte cette population sur elles-mêmes et sur son habitat traditionnel. Ce travail de terrain nous a permis de mieux connaître les obstacles (sociaux et psychologiques) d’une intégration et d’une réappropriation d’un patrimoine menacé par leurs habitants.
La méthodologie développée met en exergue une approche spatiale et urbaine par la lecture de l’espace par rapport à l’aspect historique ; une approche psychosociologique par la réalisation d’enquêtes de terrain ainsi que par une approche anthropologique par l’observation des pratiques sociales.

Paper presenter: Valeria Mogavero (Architecte indépendante), «La revitalisation des centres historiques dans la ville méditerranéenne contemporaine: études de cas au Caire et à Palerme»
La ville contemporaine est diffuse, poreuse et explosée et s’oppose à la ville compacte et morphologiquement définie du passé. Périphérie et ville historique sont les sujets de la dichotomie. La différenciation est tant idéologique que morphologique, entraînant une transformation de la relation entre les individus et l’espace, ainsi que de leurs modes d’interaction. Les flux du développement ne gravitent plus autour de points fixes; c’est davantage le mouvement que l’espace qui définit le territoire urbain. La ville est polycentrique, donc le concept de centre historique se fragmente et certaines parties du centre deviennent périphérie. De quelle manière un projet urbain peut-il contribuer à la revitalisation et à la réhabilitation des centres historiques du système méditerranéen? Je tenterai de répondre à cette interrogation à travers deux études de cas: le centre historique de la ville du Caire et celui de la ville de Palerme.

Paper presenter: Essifi Chokri / Tarchi Basma (Association des amis de la terre – Tataouine, Tunisie), «Patrimoine local et développement durable : Chenini et Douiret deux villages berbères dans la région de Tataouine en Tunisie»
Il s’agit dans notre communication de présenter un aspect patrimonial exceptionnel. Où se mêle architecture traditionnelle, terrain de notre investigation muséographiques avec d’autres formes socio-culturels. L’objet de cette contribution, est d’éclaircir cette interdépendance entre ces deux aspects de la culture matérielle, à travers une étude écomuséale comparatives entre deux villages de crête, «Chenini» et Douiret dans la région de Tataouine, au sud – est tunisien.
Cette étude de cas, est à la fois muséologique et ethnographique, élaborer une expérience théorique dans un champ prototypique d’architecture traditionnelle. Peut on le dire que cette aventure de recherche, a pour objectif l’exploration, voir la découverte de cet croissement créatif, entre ces spécificités architecturales et patrimoniales locales. Acquis à travers une longue histoire, et une future fonctionnalité muséologique et économique. En effet, cette nouvelle lecture pose la question du bâti historique et traditionnel, comme étant un facteur déterminant dans le paysage rurale et humain au niveau matériel et culturel. Cette contribution concentre sur la « construction» d’une mémoire vivante, d’une anthropologie de l’espace habité. L’interrogation portant sur les liens entre système technique et système sociétale, tout en évoquant les étapes d’évolution de la culture matérielle. Ainsi qu’un essai de restitution d’un patrimoine immatériel local. Dans cet espace montagnard, la conception architecturale souvent s’identifie à la vie des hommes. L’action de bâtir se conjugue la technique à l’environnement et à la nature.
Notre propos, tourne autour de l’élaboration d’un corpus préliminaire des divers aspects muséographiques qui peuvent être établi dans les deux villages. Ainsi que les relations avec le milieu spatiale et architectural et les structures socio-culturelles. Trois volets peuvent être évoqués dans cette présentation: Histoire et anthropologique de la région étudiée; Patrimoine architectural local: états de lieu; Perspective du développement durable: muséographie et tourisme.