World Congress for Middle Eastern Studies

Barcelona, July 19th - 24th 2010

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LEBANESE LITERATURE - 1/2 (193) - Panel
 

· Date: WED, 21 / 9 - 11 am

· Language: English / Français

· Description:

Chair: Syrine Hout (American University of Beirut)

Paper presenter: Fruma Zachs (Senior Lecturer, University of Haifa), “Merchants and Modernization in the Early Nahda Literature”
The periodical al-Jinan (1870-1886) was one of the first pan-Arabic publications to devote space and attention to original narrative fiction which included: novel (riwaya), novella and short stories (uqsusa) and Salim al-Bustani (1846-1884), its editor, was one of the pioneers of this genre. Most of these novels were aimed of the growing bourgeoisie (intellectuals and merchants) of the region of Greater Syria in general and to that of the Beiruti bourgeoisie in particular. This bourgeoisie developed in the city during the 19th century as a result of the massive export and import activities between the region and Europe which eventually brought with it an intensive cultural and economical infiltration of the West into the region. The figures in the stories were mainly bourgeois and the topics and plots usually were concerned with modernization or the economic and social issues of the Beiruti middle class. Some of these stories concentrate on merchants who became an important group both in the economic and cultural life of Beirut. The main purpose of this paper is to delineate three plots of narrative fiction (a novel and three short stories) that were published in al-Jinan and in which merchants stood in their center. This issue, as far as I know, was not thoroughly research until now. As a historian I examine the texts as historical and social texts within their contexts. I argue that these narrative fictions were influenced by extra textual elements (social, economic or educational) and were in a way committed text with defined purposes.

Paper presenter: Georges Dorlian (Professeur Associé, Université de Balamand), “Identité et Recherche du Père dans le Roman Libanais »
Une crise d'identité, voire une crise de confiance en son identité, envahit l'individu libanais si l'on croit ce que dévoilent les romans des cinquante dernières années. Plusieurs approches ont maintes fois, et fortement, souligné le caractère politique, culturel, ethnique, communautaire de cette problématique. La question est cependant restée, nonobstant les sérieuses et astucieuses tentatives d'explication avancées, sans réponse adéquate ou pour le moins satisfaisante. Cette carence émanerait peut-être d?une lecture de ces romans qui aurait privilégié l'aspect culturel et communautaire de leur contenu eu égard à la formation multiconfessionnelle du Liban, laquelle se traduit en pluralité culturelle et politique. Dans ce cas, et puisque« il est donc naturel, comme le dit Naoum Abi-Rached, que le roman reproduise les déséquilibres et les violences qui les accompagnent » (Abi Rached : 2003), c'est la formation sociale elle-même qui est projeté sur le roman qui devient un simple miroir reflétant le cadre culturel et sociopolitique où il est né. Il existe cependant une autre lecture, plus romanesque et plus immanente de ces romans, qui mettrait en évidence et soulignerait leur structure interne, les mécanismes de leurs intrigues, les constituants narratifs de leurs histoires. Dans cette perspective, les éléments socioculturels seraient des adjuvants nécessaires pourvoyant ces romans d'un effet de réel. Mais cet effet de réel serait alors, selon la terminologie de Barthes, une catalyse et non une fonction. Leur participation à l'économie sémantique du roman, à sa production du sens, demeure néanmoins secondaire et ne peut, d'aucune façon, être effective. C'est à une lecture de ce genre que je me livrerai dans les pages qui suiven l'identité, dont « on est toujours bien en peine de définir le noyau central : s'agit-il du religieux, du linguistique, de l'ethnique, de la nation? » (Corm, 2001), est une question existentielle qui sonde les profondeurs de la présence du Moi au monde. Et à force de vouloir la définir, on finit par en faire une entité fictive qui habite l'imaginaire, une image obsessionnelle qui surgit d'une manière récurrente et se projette sur tout ce qui nous environne : objets, êtres, sentiments, pensées, etc. Je ne me propose pas, pour autant, de discuter ou de traiter cette problématique identitaire dans les termes déjà classiques du Moi et de l'Autre, de langue nationale et de langues imposées, d'héritage culturel autochtone et de culture importée etc. Il ne s'agira pas de l'identité collective mais de celle individuelle à portée collective. De même il ne s'agira nullement de l'identité culturelle d'un groupement social ou ethnique, mais d'une interrogation identitaire implicite et presque ineffable qui traverse tout individu libanais à n'importe quelle communauté qu'il appartienne. Il ne s'agira pas non plus de l'identité politique : libanaise ou arabe; Ou religieuse : chrétienne ou musulmane; Ou ethnique : arménienne, arabe ou kurde, etc. mais du moi individuel, de son intégration à une collectivité, et des rapports complexes qu'il entretient avec l'environnement social direct.

Paper presenter: Dr. Syrine Hout (Associate Professor, American University of Beirut), “The Politics and Poetics of Contemporary Anglophone Lebanese Literature”
In this paper, I outline and discuss the ever-growing corpus of post-war Lebanese novels written in English and produced abroad. In the last decade or so, well over 25 novels by first-time and, in many cases, international award-winning authors, whose childhood and adolescence were fully or partially spent in war-torn Lebanon between 1975 and 1991, have emerged. Notable amongst these are texts by Rabih Alameddine, Tony Hanania, Patricia Sarrafian Ward, Abbas El-Zein, Nathalie Abi-Ezzi, Nada Awar Jarrar, Rawi Hage, and others. Appearing a few years after peace had been achieved in Lebanon in 1990, these narratives display a more recent consciousness, one alternatively replete with irony, parody, nostalgia, and critiques of self and nation. Notwithstanding their residencies outside of Lebanon - mainly in the US, Canada, the UK, and Australia - these relatively young authors exhibit a fresh outlook on the war and its ramifications derived from what Marianne Hirsch calls the ‘survivor memory.’ Specifically, I focus on the cross-cultural aspect of these texts in multiple ways. First, I focus on these authors: own views on writing in a foreign language about the war, and how this affects, if it does, their own relationships to their original homeland. Second, I cite critics on the increased diversification of Lebanese literature. Third, I locate instances in some of these fictions on the effects of bi-lingualism on the lives and attitudes of Lebanese characters living between home and various host countries. With these findings in mind, I demonstrate how and why these novels characterize a new literary and cultural phenomenon, and have founded what I predict to become a full-fledged branch of Lebanese exilic/diasporic literature. Most importantly, I argue that this emergent critical corpus counteracts effectively the postwar Lebanese public policy of collective amnesia. Remembering resists omission, and literature, its conduit, becomes a necessary topos therefore of subjective and historical agency in a time of emotional loss. As long as Lebanon deliberately fails to build such a concrete memorial, I show how it is the conscientious, gifted, and younger members of this volatile nation who will continue, through their singular literary efforts, to commemorate its tragic history.

Paper presenter: Veronica Amadessi (Dr., Chercheur Indépendant), «L'Étrange Identité des Hommes et des Choses: l'Errance et l'Anti-errance Liée aux Demeures dans les Romans de Charif Majdalani »
Les romans de l’écrivain libanais Charif Majdalani ont pour centre d’intérêt la quête d’identité des personnages à travers deux pôles: une errance, qui peut assumer différentes formes, ou sa négation, qui se concrétise dans la construction de l’endroit sédentaire par excellence, la maison familiale. Dans Caravansérail, l’auteur met en scène un personnage se déplaçant avec un palais en pièces détachées. Le héros est donc suivi, dans ses pérégrinations, par une étrange caravane, où le palais en morceaux se lie indissolublement à lui jusqu’à le remplacer. Dans Histoire de la grande maison, où il est question de l’ascension sociale d’un homme et de sa famille, la prise de conscience et l’identité du personnage se lient directement à l’avancement de la construction de sa maison. Ainsi, l’identité évolue au fur et à mesure que la maison est bâtie, et la forte relation existant avec la terre et la propriété dresse une relation étroite entre le héros sédentaire et l’objet-lieu maison. Nous nous proposons d’analyser ici le rôle de ces deux maisons romanesques, associées à l’odyssée du personnage ou, au contraire, à sa volonté de prendre racine. Nous visons à souligner que les mêmes thèmes sont déclinés d’une façon différente dans les deux romans, car une maison se lie à l’histoire d’une famille et à son réseau social, alors que l’autre voyage dans le désert. Les deux demeures ont en commun le fait d’être des objets liés aux personnages et de prendre de plus en plus de place dans la narration jusqu’à en devenir le moteur, le centre qui rend l’histoire possible.