World Congress for Middle Eastern Studies

Barcelona, July 19th - 24th 2010

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Middle East Nuclear Policies (415) - NOT_DEFINED activity_field_Panel
 

· NOT_DEFINED date: FRI 23, 9-11 am

· NOT_DEFINED language: English / Français

· NOT_DEFINED description:
Chair: Roland Popp (Center for Security Studies)

Paper Presenter: Ali Rached (Doctorant, Université Panthéon-Assas, Paris II) «Les réseaux non étatiques de prolifération au Moyen-Orient: De la politique fiction vers une approche rationnelle d'évaluation de la menace»
Avec le blocage auquel se heurte de nouveau le dossier nucléaire iranien, ainsi que l’apparition depuis plus de deux ans de ce qu’on entend par la « renaissance nucléaire arabe », le risque de prolifération dans la zone moyenne orientale ne cesse de s’aggraver. Cependant, et loin de vouloir sous-estimer la dangerosité que pose cette réalité à la sécurité régionale et internationale, il s’agit toujours d’une « prolifération horizontale » qualifiée de « traditionnelle ». Horizontale, puisqu’il s’agit d’une augmentation quantitative au niveau des pays disposant, ou visant à disposer de la technologie nucléaire - à l’encontre de la « prolifération verticale » qui se définit par une évolution qualitative des arsenaux des puissances nucléaires déjà existant. Traditionnelle, dans le sens où les proliférateurs sont exclusivement des acteurs étatiques. Pourtant, ce qui nous importe est plutôt le phénomène de l’intervention des acteurs non étatiques dans l’équation régionale de prolifération nucléaire. Il y a quelques années et plus précisément jusqu’au moment du dévoilement de réseau A.Q. Khan, évoquer la prolifération sur le niveau non étatique faisait partie de la politique fiction. Or, depuis l’interception, en octobre 2003, du cargo BBC China et des composants qu’il transportait pour mille centrifuges libyens, toute une liste de résolutions du Conseil de Sécurité, ainsi que des initiatives et projets étatiques trouvaient lieu afin de combattre les réseaux non étatiques de prolifération, souvent intitulés « le marché noir nucléaire». En menant une tentative d’analyse de ce nouveau phénomène et de ses dimensions régionales, tout un questionnement s’impose : Quelles sont les caractéristiques qui font le profile non étatique de ces réseaux ? Peut-on les qualifier d’exclusivement non étatiques, ou bien des liens se tissent avec des États proliférateurs ? Est-il possible d’avoir une typologie des acteurs qui constituent ces réseaux? Si oui, on se basant sur quel type de critères ? Quels sont les modes de fonctionnement des marchés noirs nucléaires ? Finalement, il devient inévitable de poser la question de la perception régionale de la menace émergente. Au moment où globalement le terrorisme nucléaire et les réseaux illicites de prolifération se présentent comme le déstabilisateur numéro un de la sécurité internationale, l’approche moyenne orientale reste toujours dans l’optique de la politique fiction. S’agit-il d’une sous-estimation régionale de la menace ? En partant d’un travail de conceptualisation des réseaux non étatiques de prolifération, l’étude aura comme objectif d’analyser, à la fois théoriquement et empiriquement les différentes dimensions des questions susmentionnées.

Paper Presenter: Roland Popp (Senior Researcher, Centre for Security Studies, ETH Zurich) “Closing the Barn Door": U.S. Counterproliferation Efforts and the Israeli Nuclear Programme During the 1960s”
One central problem for U.S. grand strategy vis-à-vis the Middle East after World War Two was the constant danger that sophisticated weaponry might further complicate and exacerbate existing regional conflicts. In the context of the Cold War, the primary U.S. interest was to contain Soviet influence in the region. Of predominant interest from a U.S. vantage point was therefore to manage and pacify regional crises in order to prevent any diplomatic or military windows of opportunity for its global competitor. This strategic necessity was further aggravated by the influence of domestic politics which obliged subsequent administrations to make the security of the Israeli ally a prime objective of U.S. foreign policy in the Middle East. This overall constellation was the background of a difficult balancing act for the Kennedy and Johnson administrations during the 1960s. On the one hand, Washington had to avert a renewed escalation in Arab-Israeli tensions or, worse, a third armed clash in order to be in the position to contain Soviet influence amongst the (radical) Arab countries. On the other hand, it had to accommodate domestic pressures for a closer strategic partnership with Israel and to take sides in the conflict. This balancing act deteriorated in the second half of the 1960s, leading to the turning point of the Six-Day War and the loss of 'impartiality' in the U.S. approach to the wider conflict. Underappreciated in existing research on Middle Eastern politics during the decade of the 1960s is the role of nuclear proliferation in the breakdown of the regional order up to 1967. Since Israeli nuclear activities became public in the late 1950s, Arab fears about a nuclearization of the conflict and consequent reactions by the United Arab Republic led to further escalation as well as openings for the Soviet Union. Faced with the danger of 'losing' Arab countries to the Communist blocs and a cascade of proliferation in the region, U.S. administrations tried to prevent Israel from going nuclear using a combination of diplomatic pressure and accommodation of Israeli wishes in the field of conventional armaments. This approach failed dramatically as it not only helped to establish an overwhelming Israeli conventional superiority enabling Israel to defeat its Arab neighbours in a couple of days. It also failed in preventing Israel from crossing the nuclear threshold which it did in 1967.Using recently declassified documentary evidence from U.S., British and former Soviet Bloc archives, the presentation will focus on the differing U.S. strategies to prevent an Israeli nuclear bomb while juxtaposing these approaches with an analysis of changing regional environments and domestic pressures. The U.S. failure to thwart the introduction of nuclear weapons into the Middle East despite a close relationship with and near-total financial and military dependency of its regional client serves as an illustration of the complexities of counter-proliferation strategies and is also of interest to current controversies on nuclear ambitions of Middle Eastern states.