World Congress for Middle Eastern Studies

Barcelona, July 19th - 24th 2010

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PLANIFICATION URBAINE EN ALGERIE I: Gestion de l'espace urbain (002) - Panel
 

· Date: MON, 19 / 2:30 - 4:30 pm

· Language: English, Français

· Description:

Paper presenter: Mohamed Bakour (Doctorant, École Nationale Supérieur d’Architecture, Laboratoire Ville Urbanisme et Développement Durable -VUDD-), «Quelle conception pour les instruments d'urbanisme face aux enjeux du renouvellement urbain a Alger?»
La réalité urbaine à Alger traduit l’image d’une ville en pleine effervescence. Ce constat est le résultat d’accumulation de plusieurs problèmes liés à un dysfonctionnement au niveau des espaces centraux de la ville (dégradation du cadre bâti, rareté du sol, etc.) et à une périphérie en pleine extension sans unité ni homogénéité. A l’horizon 2010, la population de la région algéroise atteindrait les 6.000.000 d’habitants, nécessitant l’occupation de plus de 20000 ha en logements et équipements d’accompagnement. Face aux limites avérées des instruments d’urbanisme, qui n’arrivent pas à réduire les disparités socio-spatiales et maîtriser l’étalement urbain, impose une réflexion sur la mise en ouvre d’actions opportunes, cohérentes et novatrices pouvant assurer une bonne gestion de l’urbanisation. Dans cet ordre d’idées, les démarches et les outils d’aménagement doivent alors impérativement évoluer pour répondre à la complexité des mutations urbaines et de la gestion des enjeux actuels de la ville.
Tout compte fait, il s’agit de la mise en ouvre d’une stratégie de renouvellement urbain permettant de traduire ou de concrétiser un projet à finalités sociale, économique et environnementale.

Paper presenter:Benbouhedja Asma (maitre assistante, Université Mentouri de Constantine), "La modernisation de Constantine un territoire en devenir"
Le territoire immense sur lequel s’étale la métropole (2.288Km²), abrite prés d’un million d’habitants, répartis sur 12 communes échappant à toute définition univoque. Il juxtapose à la fois un tissu urbain traditionnel profondément ancré dans l’identité collective des individus avec un patrimoine à protéger et de nouveaux quartiers en quête d’identité. Ces disparités entre centre et périphérie aussi bien en matière d’architecture, d’image et d’équipement, posent la question de gouvernance du chef lieu de wilaya. Ainsi on a une économie à réanimer, une manière de fabriquer la ville à repenser avec tous les acteurs entrant dans le processus de toute action urbaine, impliquant que tout projet qui s’y fait doit se construire progressivement tout en définissant les échelles intermédiaires intégrant le réel et toute sa complexité. En somme le pari de modernisation à relever. Constantine connaît un projet de modernisation dont le processus rompt avec les processus d’intervention jusque-là suivis par les autorités. L’ambition politique de moderniser la métropole Constantine n’est pas des moindres d’autant qu’elle vise à revoir les modes de fabrication urbaine en tentant d’intégrer toutes les parties concernées. Moderniser le territoire de Constantine implique d’agir sur ses fonctions métropolitaines, d’autant que ce dernier est vaste de par son rayonnement, hétérogène de par sa configuration et stratégique de par ses convergences. En somme c’est un territoire en mal de qualification qui a tout pour rayonner. Concrètement dans le projet de modernisation de Constantine plusieurs axes vont être développés aboutissant à une multitude de pôles spécialisés visant la qualification de la métropole, et la création d’attributs soutenables, c’est à la fois un levier économique, social, et de gouvernance. Le projet territorial en question vise à créer l’événementiel, à contribuer à la construction d’une nouvelle image de la métropole, à la qualification de nouveaux attributs et confirmation d’anciens, à construire véritablement la métropole. Il s’agit de pôles répartis sur l’ensemble du territoire, du centre aux nouvelles polarités. Le présent papier présente le projet de modernisation de la métropole de Constantine qui repose en grande partie sur les pôles de compétitivité, et interroge le contexte local pour voir si les conditions de mise en place de ces pôles sont favorables, notamment l’université qui a un défi d’innovation à relever. L’université qui à l’instar de toutes ses semblables en Algérie souffre du souci de qualité.

Paper presenter: Chorfi Khaled (Enseignant Chercheur, Université Ferhat Abbas Sétif), "La ville algérienne, entre projet et réalité"
On n’a développé de politiques continues et plus au moins cohérents que pour les secteurs qui apparaissent vitaux. Dans la pratique, l’espace urbain et sa périphérie sont livrés à des décisions ponctuelles d’autorités locales ou centrales agissant souvent sous la pression de l’urgence remettant en cause la planification urbaine qui s’avère dépassée sous l’effet d’opérations volontaristes et spontanées. Un remaniement sur le territoire, s’est constitué sans aucune négociation ni conception, entraînant un déséquilibre flagrant dans la répartition spatiale de la population. La ville est devenue un lieu d’espoir, un lieu d’enrichissement, de solidarité, de création et de liberté, mais des frontières commencent à surgir entre la ville qui réussie et la ville qui perd, d’autres frontières risquent d’accentuer et c’est déjà parti pour, dans quelques villes en Algérie, ce sont les frontières de ségrégation sociale. La ville réelle en Algérie a été souvent décidée dans l’urgence, la précipitation ou par le jeu des pressions qui s’y exercent engendrant ainsi des dysfonctionnements importants. Cette situation rend la ville très vulnérable dans la mesure où elle ne répond à aucun projet urbain à long terme. Le chaos urbain observé dans certaines d’entre elles accentue cette vulnérabilité, l’empêchant de répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs immédiats et futurs. Une relecture historique des modalités et rythmes de cette croissance urbaine en Algérie est incontournable dans la mesure où elle nous a permis de situer les points de rupture, d’analyser les stratégies qui ont animé les acteurs de la ville et les moyens de pression qui se sont exercés. Ainsi, en matière d’urbanisme, on a fait du fait urbain, un motif d’industrialisation d’abord, un tremplin pour des politiques centrées sur la question du logement dans un second moment, un objet social ouvert à l’initiative individuelle et au ''laisser-faire'' pour convenir ensuite du besoin d’en limiter l’extension par des mesures de maîtrise. Ces pratiques de l’urbanisme nous autorisent d’une part, à s’interroger sur la démarche et les mécanismes d’intervention aussi bien sur le plan de la conception que sur les instruments et son cadre réglementaire, et nous interpelle d’autre part à aborder l’analyse des réalités urbaines actuelles en vue d’en situer les limites et dégager le cadre juridique, institutionnel, et procédurier pour permettre une nouvelle méthode de planification et d’urbanisme adaptée aux mutations socio-économiques et aux impératifs de développement durable.

Paper presenter: Karima Boufenara (maitre assistant, Réhabimed), "L'évaluation; un outil pour l'amélioration continue de la réhabilitation: cas du projet de la rue Mellah Slimane"
La ville de Constantine connue pour son site naturel exceptionnel et par sa vielle ville riche de prés de 3000 ans d’histoire, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé malgré les nombreuses études entreprise pour sa préservation. Mais aujourd’hui elle croit en son renouveau grâce à un projet pilote, celui de «la réhabilitation de la rude Mellah Slimane», qui constitue un appui à la sauvegarde de la vielle ville de Constantine. Ce projet qui se veut être expérimentale par sa démarche, impose un suivi et une évaluation continue, exigeant des haltes à chaque palier du processus de réhabilitation. Ainsi l’évaluation devient une partie intégrante de la démarche de réhabilitation, afin de lui donner un aspect plus souple permettant ainsi d’ouvrir des perspectives sur les modes de conduite des opérations à venir. Elle nous permet de connaître les progrès accomplis, la qualité de la planification et de la gestion, de comparer les résultats par rapport aux objectifs, de connaître le porté du projet et surtout de réorienter la stratégie adoptée en fonction des aléas rencontrés. C’est un outil permettant l’amélioration continue de la démarche, mais également sa valorisation. Dés son lancement, le projet de la rue a fait l’objet d’évaluations, sous différentes formes et à différentes échelles : réunions, Workshop, journée Réhabimed, etc. A travers cette communication nous essayerons de vous présenter les moments de l’évaluation du projet de réhabilitation de la rue, le comité d’évaluation, le contenu et les objectifs de chaque évaluation. Comment le dispositif d’évaluation est entrain de se mettre en place progressivement. Car il s’agit pour nous de créer une conception graduelle de l’évaluation dans un contexte évolutif.

Paper presenter: Said madani (Assistant professor, Laboratoire PUVIT, Université F. A. Setif), «Patrimoine colonial et transformations urbaines: Cas de La Cité Tlidjene, Sétif – Algérie»
Cette étude fait partie d'un travail de recherche mené sur les transformations urbaines et décrit la qualité urbaine des centres historiques et des quartiers résidentiels dans les villes algériennes d'origine coloniale. La ville coloniale planifiée est confrontée à un processus de transformation rapide surtout ces deux dernières décennies, à cause de la situation socio-économique en Algérie, mais l'aspect physique évoque encore le style européen. Cette étude présente un quartier résidentiel des plus célèbres de la ville de Sétif, La Cité Tlidjene (Bon marché) ex cité Lévy, datant de la période coloniale française. Ce quartier européen est parmi les premiers à être construit en dehors de l'intra-muros dans les années 1930. Son plan en damier fait partie du projet de la ville coloniale planifiée laquelle est maintenant occupée par une population algérienne avec des besoins différents. En fait, les nombreuses transformations qu'a subit ce quartier au cours de la période post-coloniale méritent enquête et compréhension. Une évaluation de cette production architecturale et urbaine peut aider à identifier des ''indicateurs de valeur'' permettant une vision contemporaine de ce patrimoine. Alors, l'urgente question est comment préserver ce qui reste de cet héritage. L'approche de ce travail de recherche combine l'analyse typo-morphologique, concernant les parcelles et les bâtiments dans ce quartier, avec l'étude de l'usage et la signification de la vie urbaine pour les habitants. L'étude sur le terrain comprend des observations, des réunions avec les résidents et des interviews qualitatives. Afin de mieux connaître la durabilité des différents types urbains, une étude approfondie est nécessaire afin de comprendre l'importance du rôle de la forme urbaine dans la qualité de l'environnement bâti. L'analyse historique montre que les éléments urbains: les îlots, les rues, sont très stables. Tandis que les fonctions changent sans modifier la structure urbaine initiale.