World Congress for Middle Eastern Studies

Barcelona, July 19th - 24th 2010

 < NOT_DEFINED backto SUMMARY OF PANELS

HEALTH, MEDICINE AND SOCIAL SCIENCES IN THE MIDDLE EAST: STATE OF THE ART AND PERSPECTIVES - 2/2: The integration of biomedicine in Islamic contexts (462) - NOT_DEFINED activity_field_Panel
 

· NOT_DEFINED date: FRI 23, 2.30-4.30 pm

· NOT_DEFINED institution: CReCSS, Université Paul Cézanne d'Aix-Marseille (France)

· NOT_DEFINED organizer: Claire Beaudevin

· NOT_DEFINED language: English / Français

· NOT_DEFINED description: Chair: Anne Marie MOULIN (CNRS / Université Paris VII, France)

Paper presenter: Claire Beaudevin (CReCSS, Université Paul Cézanne d'Aix Marseille, France), «When biomedicine and a disease ‘appear’ simultaneously: inherited blood disorders in Oman and creation of the healthcare system"
This paper deals with two inherited blood disorders: sickle cell anemia and beta-thalassemia named faqr al-dam, ‘indigence of the blood’, in Oman. The history of the recent and rapid creation of the biomedical healthcare system in the Sultanate of Oman is quite unique. This deep institutional change induced a sudden modification in the experience of illness for Omanis. Furthermore, biomedicine not only brought new treatments but also new diagnosis, such as ‘inherited blood disorders’. The paper will describe the links between appearance of biomedicine in Oman and the aetiological category of inherited blood disorders, as well as the paradoxical relationship between these ‘new’ genetic diseases and the questions of ancestry and identity.

Paper presenter: Laurence Kotobi (Université de Bordeaux, France), «Santé reproductive et islam : lectures françaises. Discours et pratiques à Bordeaux et Paris »
Il s’agira de tenter de faire le point sur la façon dont le débat se pose en France entre un modèle de laïcité française et l’Islam tel qu’il se construit et se pratique dans ce pays dans le domaine spécifique de la santé reproductive. L’objectif de notre communication vise à rendre compte autant de la façon dont les questions se posent (en libéral ou à l’hôpital) que des éléments particuliers (voile, mixité, virginité) autour desquels celles-ci se cristallisent. Nous nous appuierons pour cela sur une revue de la presse et de la littérature relatant des caractéristiques spécifiques ou des situations particulières, comme sur les enquêtes auxquelles nous avons participé ou menées auprès d’usager(e)s et de professionnel(le)s de santé et du social, sur une période de dix ans, sur les thèmes du sida « africain », des discriminations dans l’accès aux soins de populations migrantes, ou encore de l’implant contraceptif.

Paper presenter: Samira Mahfoudi (Université Pierre-Mendès-France, Grenoble),
"Le Droit naissant des biotechnologies : le cas de l’Egypte et du Liban"
Objet de grands bouleversements, la biotechnologie est devenue un secteur en expansion économique constituant ainsi un outil de développement.
Les domaines concernés sont : le diagnostic prénatal, le diagnostic pré-implantatoire, le diagnostic de sexe, les manipulations génétiques, le clonage reproductif et thérapeutique, le domaine des médicaments, des OGM ... Cette aventure nous amène à repenser les rapports entre l’homme et l’évolution de plus en plus rapide des connaissances, les risques de dérives éthiques et d’atteinte à la dignité de l’homme, son inviolabilité corporelle, sa sécurité, sa manière de naître, se développer, vieillir et mourir (République Tunisienne , ministère de la Santé Publique, Comité National d’Ethique Médicale).
Face à ces progrès, des comités nationaux de bioéthique sont mis en place en Egypte et au Liban. L’Egypte s’est dotée d’un Comité National de Bioéthique par l’arrêté n° 1791 du 28 novembre 1996 du Ministère de l’Education. Au Liban, un comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la santé et de la vie a également été institué par l’arrêté n° 63 du 15 mai 2001 du Président du Conseil des Ministres.
Dans un contexte de mondialisation, ces pays abordent la biotechnologie comme une technologie clé. Face à une situation de fait, ils devront adopter une législation interne en conformité avec le traité de Carthagène sur la prévention des risques des biotechnologies, qui est le premier traité des Nations Unies qui réglemente la biotechnologie au niveau international.
C'est en ce sens que la position des pays examinés ici est originale. Il conviendra d'examiner les rapports de force risquant de s'établir entre eux et de grands groupes internationaux sur le thème de la propriété intellectuelle relativement à la brevetabilité du vivant et sa commercialisation.

Paper presenter: Catherine Le Chalony (biologist in a French Research Institution) & Jean-Yves Moisseron (economist at the IRD; former Director of IRD office in Egypt (2002-2007)
“Research Governance in Egypt: Biotechnology as a case study”

In this paper we present the policy designed by Egypt to develop biotechnological research. It is embedded in the national research system, and tangled in the working and living conditions of the researchers. Nevertheless, the state equipped itself with specific institutions, and it supports some big projects in an area announced as a priority. Results are very unequal. The interesting thing is that beyond this framework (conforming to world standards) the making of science depends much on the handling of resources, rules and controls. According to their access to foreign funding, and to political support different types of laboratories enter into very different levels of science. The paper describes institutes of excellence, ‘pharaonic’ projects, autonomous laboratories and “normal” teams (the great number of them) which indulge in different styles of science, topics and publics. The “normal” teams in particular are little visible in bibliographic databases, which does not mean that they have no products and those are not tailored to certain needs of Egyptian people. One could then say that the results do not come up to expectations and investments. This is mainly due to the governance of research in practice. This remark could well apply to other fields of Egyptian science, and to other countries. Rather than to a scale of laboratories involved in higher or lower science, one should also pay attention to the various types of the scientific endeavour that co exist in one place.